Un professionnel au service
de leurs gamelles
Eric Féménias exerce un métier peu commun : il étudie les comportements nourriciers en milieu social ou familial des animaux de compagnie. Loin des idées reçues, il rassure les propritaires sur leurs possibilités de nourrir, selon leur bourse et leurs propres habitudes alimentaires, leurs animaux. Le but étant de les garder en pleine forme.
C’est en observant un taux de mortalité important sur des perruches et canaris (du à des cirrhoses du foie) en cage qu’Eric Féménias découvre que l’alimentation ne doit pas être uniquement adaptée à la race ou l’espèce mais aussi à l’environnement et au mode de vie de l’animal. Il observe ainsi que les oiseaux en cage n’ont aucune dépense d’énergie et sont stressés. Il prend en charge la distribution alimentaire de l’animalerie qui voit, en moins de deux mois, diviser par dix le taux de mortalité de ses oiseaux. Il a suffit de diluer simplement leur mélange habituel avec une graine diététique : l’alpiste.
Qu’est-ce qu un nutrologiste animalier ?
Il doit tout d’abord avoir une excellente connaissance de l’éthogramme (répertoire des comportements d’une espèce) de l’animal concerné, et notamment une formation sur le nutrogramme (répertoire des comportements alimentaires). Il doit être formé également en nutrition et diététique.
Le rôle du nutrilogiste va être de proposer le meilleur compromis nutritionnel pour chaque animal en fonction de son espèce, de son âge, de son activité, de son tempérament, de son environnement, de son mode de vie et, bien entendu, des efforts (financiers ou autres ) consentis par son propriétaire. Pour cela il va discuter avec celui-ci afin de découvrir « qui » est l’animal à nourrir, quelle recette, quelle méthode de distribution adopter et pour quel budget. Car il faut savoir qu’aucun chien ou chat n’est identique à un autre et l’affection ou le degré d’importance de l’homme envers son ou ses animaux sont différents aussi !
Par exemple, un chien vivant en meute ne pourra être nourri de la même façon qu’un chien unique vivant au sein de la famille humaine. Il en est de même pour un chien dynamique face à un chien peu actif. Il faut tout prendre en compte pour choisir l’alimentation adéquate de son compagnon à 4 pattes.
Comment choisir parmi les produits proposés
dans le commerce ?
Le marché économique de l’alimentation des animaux de compagnie s’est considérablement développé ces 15 dernières années. Ce marché a vite intéressé de gros groupes et aujourd’hui l’offre est si importante qu’on s’y perd. Quand on choisit de nourrir son animal avec de l’alimentation industrielle, on a plusieurs critères de choix : les besoins du chien ou du chat, le prix, la marque, etc. Le propriétaire se demande surtout si son animal va apprécier son repas, s’il va bien le digérer et quels seront les effets sur le long terme. Il est très difficile de s’y retrouver dans tout cet achalandage. L’appel aux conseils personnalisés d’un professionnel tel que le nutrologiste animalier peut parfois changer de façon bénéfique le destin physique et/ou comportemental d’un chien ou d’un chat.
Pourquoi doit-on apporter un soin particulier
à l’alimentation de son animal ?
« Que ton aliment soit ton meilleur médicament » disait Hippocrate le père de la médecine. Pour une santé et une forme optimale la nourriture doit être saine et son équilibre entre les divers nutriments qui la compose doit être adapté à l’organisme qui l’ingère. Une alimentation qui ne convient pas ou qui n’est pas adaptée peut provoquer des petits soucis de santé voire de graves maladies chez votre chien et votre chat. De même, une mauvaise alimentation ou une alimentation donnée d’une mauvaise façon peut engendrer des comportements alimentaires déviants (manque d’appétit ou au contraire voracité) entraînant ensuite des troubles du comportement comme le stress par exemple, surtout chez le chien. Une bonne alimentation adaptée et bien dosée est l’une des clefs pour avoir un animal équilibré et en bonne santé. C’est lui donner une chance supplémentaire de rester le plus longtemps possible à nos côtés !
Alors, comment doit-on nourrir son chien et son chat ?
Le première chose à faire est de bien observer votre animal : analyser son comportement, son tempérament, et surtout son mode de vie. On y rajoute ensuite les paramètres âge, poids, et type ou race. Ensuite il faudra choisir la méthode d’alimentation : opter pour le libre service ou le rationnement (à une ou deux gamelles par jour). On pourra adapter ensuite en fonction de cela la valeur calorique et/ou volumique de l’aliment, que ce soit croquette ou autre. Seul un spécialiste ou un bon initié connaît les valeurs caloriques des aliments et leur effet sur l’animal.
Peut-on leur donner des restes de table ?
Oui, mais cela dépend lesquels et dans quelle proportion ! Les fruits, les légumes et les viandes cuits à point, ou des petits bouts de fromage, sont bénéfiques et peuvent être donnés de temps en temps, sans abuser évidemment. Il faut cependant éviter de donner des restes de plats trop cuits voire brûlés, du gras, de la friture, des restes en fond de sauces, des restes de plats épicés. Faire attention avec les os trop fins qui peuvent blesser l’œsophage. Le pain doit être évité car il irrite les parois intestinales, et peut même conduire à des démangeaisons cutanées (le pain est fait avec des grains de céréales et il ne faut pas oublier que le chien et le chat ne sont pas des granivores !).
De même, les féculents (riz et pâte) peuvent être donnés mais seulement à condition qu’ils soient un peu plus cuits que la normale et non assaisonnés.Dans tous les cas, il faut toujours bien RINCER les restes et ne jamais les donner seuls, surtout s’ils changent régulièrement. Il faut un fil conducteur nourrissant pour être sûr que l’animal dispose de tous les apports nutritionnels qui lui sont nécessaires au quotidien. L’idéal est donc d’ajouter à chaque repas, s’il est constitué de restes, une petite dose de croquettes de bonne qualité pour assurer un bon fil conducteur afin de ne pas trop perturber l’équilibre alimentaire de son animal car il n’est pas conseillé de varier trop souvent son alimentation.
Des conseils particuliers pour les chiens et chats vivant sous les Tropiques ?
Aux Antilles, le climat est chaud et humide et les animaux doivent donc avoir en permanence de l’eau fraîche à disposition et ce, dans un récipient propre ! Il faut changer leur eau deux fois par jour ; vider leur gamelle et surtout la nettoyer avant de la remplir à nouveau car celle-ci vieillit et se fait attaquer par les bactéries et autre micro algues deux fois plus vite qu’en métropole et n’est alors plus potable. Il en est de même pour les aliments, il faut absolument éviter de les laisser en plein soleil, même les croquettes qui elles aussi s’oxydent très vite sous les climats tropicaux.
Nourrissez toujours votre animal à la fraîcheur et à l’ombre, de préférence tôt le matin et/ou au crépuscule. Ne faites jamais faire d’effort physique violent (course, jeux, promenade active…) à un chien 1 heure avant le repas et moins de 2 heures après, ceci afin d’éviter les retournements d’estomac (qui peuvent être mortels), surtout en ce qui concerne les chiens de grande taille. Pour ces derniers, je conseille d’ailleurs de les nourrir en hauteur (poser par exemple la gamelle sur un petit tabouret à hauteur de leur gueule), non seulement pour assurer une bonne digestion mais aussi pour ne pas provoquer à long terme des problèmes de cervicales. Aux Antilles comme ailleurs, il est essentiel de prendre des précautions élémentaires pour assurer le bien-être de son animal. Ceci afin que votre chien ou chat reste en bonne forme physique et psychique pour vous accompagner du mieux possible, le plus longtemps possible !
Choisissez votre méthode
Le libre service :
Cette méthode correspond au comportement de tout animal dans la nature ; mais si elle est aisée pour les chats qui ont besoin de grignoter toute la journée, elle est très difficile en revanche à mettre en place pour les chiens et non sans risques si on s’y prend mal. De plus elle exige au début une surveillance constante du poids de l’animal. Elle ne peut se faire qu’avec des aliments qui ne s’oxydent pas vite : les croquettes sèches. Il faut donc oublier cette méthode avec des aliments humides ou frais. Le libre service ne doit être envisagé qu’avec l’appui d’un professionnel : nutrologiste animalier ou vétérinaire comportementaliste.
Le rationnement :
L’on observe deux types de rationnement :
Le rationnement strict consiste à donner le même grammage du même aliment à la même heure dans la même gamelle tous les jours de l’année. Mise à part les chiens hyper-captifs qui vivent toute l’année attachés ou en chenil, cette méthode a de bonnes chances d’être stressante pour les chiens en activité libre. En effet les apports en énergies alimentaires (calories) sont linéaires alors que les dépenses sont fluctuantes et si quelquefois l’on peut tomber juste (rarement) il est facile de tomber plutôt à côté voir à l’opposé. Cela peut avoir des conséquences sur le comportement de l’animal et même sur sa santé. Avec cette méthode il a été observé par exemple des chiens qui vident leur gamelle en dix secondes chronos parce qu’ils ont eu des manques à certains moments et ont ensuite des soucis de digestion. Les indications de quantités inscrites sur l’emballage des aliments industriels sont obligatoires mais sont des moyennes calculées en fonction de la valeur biologique de l’aliment concerné. Ils ne tiennent pas du tout compte du mode de vie de l’animal. L’observation et la connaissance de votre animal vous aideront à augmenter ou diminuer la dose.
Le rationnement aléatoire est le plus répandu. Il s’agit de donner toujours le même volume (exemple la gamelle pleine) quel que soit l’aliment que l’on donne. Là aussi il est facile de se tromper dans les apports en énergie alimentaire. Des aliments différents ont forcément des valeurs caloriques et biologiques différentes. Un kilo de salade ne nourrit pas le chien de la même façon qu’un kilo de viande !
Le bon conseil : adapter les calories de sa nourriture plutôt que de rationner. Certains chiens prennent plaisir à manger une belle gamelle bien pleine et dans ce cas distribuer des aliments peu caloriques peut vous donner l’occasion d’augmenter un peu le volume même si encore une fois l’observation de votre animal vous donnera des indications sur son poids : ni trop gros ni trop maigre.
En général l’on peut considérer qu’un chien est trop maigre quand les os du bassin sont trop visibles ou saillants et qu’il est en surpoids quand vu du dessus le ventre est plus large que la poitrine. Un vétérinaire pourra vous indiquer le poids idéal de votre animal.
Il arrive que les chiens aient des besoins en calories beaucoup plus importants que la moyenne (exemple chien en période de chasse, chien en entraînement d’agility, chienne en gestation ou lactation, sport, etc.) et dans ce cas plutôt que de doubler la ration (ce qui double le prix également) il vaut mieux donner un aliment plus énergétique.
Dans tous les cas, il faut s’obliger à une bonne observation de son animal : s’il dépérit il faut augmenter la valeur calorique ou le volume, mais dans le cas d’un chien obèse je conseille de ne pas trop le restreindre mais surtout de donner des aliments plus diététiques (allégés).
Son parcours
Après des études de comportementaliste à l’école d’éthologie du chien « Michel Chanton » en France métropolitaine, Eric Féménia se spécialise pour développer la nutrologie et ouvre une petite chaine de magasins spécialisés dans le suivi et conseil à la carte pour chien et chat prés de Bordeaux. Aujourd’hui il forme des conseillers professionnels en nutrologie animalière.
Propos recueillis par Sabrina Mutzig.
Avec l’aimable participation de Mr Eric Femenias – www.lacroquetterie.fr
Coup de gueule
De grâce, cessez de les gaver !
Une de nos lectrices, tire un signal d’alarme face à l’habitude trop répandue de croire faire plaisir à son animal avec un surplus de friandises et de restes trop gras… attention au surpoids et au racourcissement de leur vie.
« J'ai été sidérée, l’autre jour, en revoyant une chienne que je n’avais pas vu depuis longtemps. J’ai failli ne pas la reconnaître, tant elle avait grossi. Comme je quémandais une explication quant à la soudaine difformité qui empâtait cette malheureuse, sa maîtresse me rétorquait : " Que veux-tu ! Ce sont les fêtes ! Et il y avait beaucoup de restes alléchants, dont je n'ai pas eu le coeur à la priver !"
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Coup de gueule
De grâce, cessez de les gaver !
Une de nos lectrices, tire un signal d’alarme face à l’habitude trop répandue de croire faire plaisir à son animal avec un surplus de friandises et de restes trop gras… attention au surpoids et au racourcissement de leur vie.
« J'ai été sidérée, l’autre jour, en revoyant une chienne que je n’avais pas vu depuis longtemps. J’ai failli ne pas la reconnaître, tant elle avait grossi. Comme je quémandais une explication quant à la soudaine difformité qui empâtait cette malheureuse, sa maîtresse me rétorquait : " Que veux-tu ! Ce sont les fêtes ! Et il y avait beaucoup de restes alléchants, dont je n'ai pas eu le coeur à la priver !"
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Coup de gueule
De grâce, cessez de les gaver !
Une de nos lectrices, tire un signal d’alarme face à l’habitude trop répandue de croire faire plaisir à son animal avec un surplus de friandises et de restes trop gras… attention au surpoids et au racourcissement de leur vie.
« J'ai été sidérée, l’autre jour, en revoyant une chienne que je n’avais pas vu depuis longtemps. J’ai failli ne pas la reconnaître, tant elle avait grossi. Comme je quémandais une explication quant à la soudaine difformité qui empâtait cette malheureuse, sa maîtresse me rétorquait : " Que veux-tu ! Ce sont les fêtes ! Et il y avait beaucoup de restes alléchants, dont je n'ai pas eu le coeur à la priver !"
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Et bien non ! Mille fois non ! Autant nous nous surveillons, autant nous devons surveiller nos amis sur pattes.
Les douleurs envahissent tout le corps de l'animal. Se déplacer devient tragique. Et les douleurs d'artrhite qui ne manquent pas de s'installer, le font pour longtemps.
Quant au coeur, n'en parlons pas ! Il est tellement enrobé de graisse, que cette merveilleuse pompe à oxygène, à énergie, est incapable d'irriguer les tissus du corps entier. C'est la crise cardiaque. Mais d'autres effets indésirables peuvent surgir : problèmes de diabète, problèmes d'essoufflement et de respiration.
Et les vétérinaires ne manqueront pas assurément d'en ajouter d'autres .
Et les vétérinaires ne manqueront pas assurément d'en ajouter d'autres .
Et les vétérinaires ne manqueront pas assurément d'en ajouter d'autres .
Une belle ligne
Et l'esthétique, y avez-vous pensé ? L'animal y est sensible, même s'il ne le dit pas précisément.(Il n'y a qu'à observer la fierté qui émane d'un chien que l'on vient de brosser, de laver , de toiletter. Il se sent beau. Il se sent bien). Pour mener à bien les exercices que nous voulons que Médor intègre, nous savons bien qu'il doit les accomplir à jeun de préférence. Car la lourdeur d'un repas gêne l'apprentissage.
Un chien mince, est plus tonique, plus heureux, plus énergique. Il suffit de contrôler son dos, qui doit avoir une courbe normale, et son ventre. Le dessus du dos ne doit faire aucun pli dans le cou. Et aucune couche de graisse ne doit venir remplir la ligne de la colonne vertébrale. Bien sûr, il ne faut pas voir les vertèbres saillir, mais il faut les deviner.
Alors, gardons les déchets des Jambons de Noël, répartis dans les mois qui suivent les festivités. Mêlons de la verdure, des fruits, qui sont un bagage de fibres et de nutriments. Et pensons à faire faire du sport à nos amis. Si on contrôle l'activité d'un part, la nutrition de l'autre, notre compagnon restera svelte, aura plus de répondant, et nous lui permettons ainsi un gain d' années de vie supplémentaire !
D. L.
D. L.
D. L.