Accueillir un chat chez soi
Eduquer son chaton en jouant
C’est l’activité principale et essentielle du petit chat.
C’est au cours du jeu qu’il apprend la vie, les gestes et comportements de son espèce. C’est aussi grâce au jeu
que l’on peut récompenser le chaton pour ses bons agissements lors de son éducation, par exemple
si l’on veut détourner son attention d’un lieu
ou d’un objet qui lui est interdit.
Le jeu est une activité vitale pour le chaton, et ne doit pas être négligée, en particulier si on le laisse seul longtemps dans la journée : il doit dépenser son énergie pour ne pas l’accumuler et la décharger d’une mauvaise manière (en urinant en dehors de sa litière par exemple).
Les chatons adopté avant l’âge de 12 semaines peuvent se montrer agressifs lors du jeu, et ne pas savoir maîtriser leur griffures et morsures (leur mère n’a pas eu le temps de le leur enseigner).
Pour désamorcer l’agressivité et l’hyperactivité chez le chaton,
il faut éviter de trop le solliciter en le prenant dans les bras ou caressant à outrance.
Il est important surtout de stopper tout contact avant qu’il ne morde
ou quand il s’énerve trop. Dans le jeu, on n’utilise jamais les mains ou les pieds, et on ne le laisse pas grimper le chaton le long des jambes. Dès qu’il mord ou griffe, on stoppe net le jeu en disant « Non !», puis, et c’est le plus important, on ignore le chaton pendant au moins 10 à 20 secondes (on ne le regarde même plus). Puis on reprend le jeu comme si de rien. Ainsi, le chaton enregistre
l’information selon laquelle « Le jeu et les relations s’arrêtent si je mord ou que je m’énerve trop». C’est une éducation en douceur, sans punitions ni violence.
De toute façon, les punitions de type ‘pichenettes sur le bout du
nez ou tapes sur les fesses sont à proscrire. Le chaton prend cela pour de l’agression, et est trop jeune pour comprendre de tel gestes. En usant de gestes forts sur un chaton, on lui enseigne le langage de l’agressivité, ce qui n’est pas le but recherché ! L’usage de la voix suffit amplement.
Autre précaution : on doit faire en sorte de ne pas tout le temps
lui interdire des choses. D’abord parce qu’il a peut
être des difficultés de concentration et surtout parce qu’il ne peut pas apprendre trop d’interdits à la fois. Choisissez
les plus importants à vos yeux (ex : ne pas monter sur la table),
2 ou 3 au maximum, et tenez vous en. Lorsqu’ils
sont bien assimilés, on peut en ajouter de nouveaux.
Enfin, il faut savoir qu’un chaton, cela fait des bêtises,
parfois même beaucoup. L’image d’Epinal du petit chat
qui se laisse tripoter en poussant un simple petit miaulement
ne doit pas nous faire oublier que le chaton est un être doté
d’un caractère, et de capacités, limitées au début.
Rien n’est moins agréable que de se lancer dans une relation où
l’on passe son temps à réprimander le chaton parce qu’il a –encore - renversé la terre sur le tapis.
En conclusion, pour être heureux, le chaton a besoin de sommeil, de nourriture, de contact, de jeu, mais aussi et
surtout de patience, de beaucoup de tolérance et bien sûr d’amour et d’affection.
Article rédigé par Florence Cailliot-d’Ivernois, comportementaliste et éthologue; www.comportementaliste -chat.com