Ils nous font du bien
Nous avions envie
de consacrer
une rubrique
à tout ce qui fait
que la vie avec
un animal
est vraiment plus agréable.
Leur humble présence améliore notre santé,
notre moral, ils sont secouristes à leurs heures..., autant de bonnes raisons de considérer comme
nos meilleurs amis,
ces animaux à respecter et à aimer.
R.M. et D.L.
L’animal médecin
Vous vous sentez plus calme et détendu après avoir caressé votre chat, vous avez l’impression d’entretenir votre forme physique en promenant et en jouant régulièrement avec votre chien ? Vous ne vous trompez pas : vivre avec un animal nous remonte le moral et améliore notre santé. C’est prouvé scientifiquement.

Les propriétaires d'animaux de compagnie seraient en meilleure santé physique et psychologique que les non-propriétaires d'animaux. Ils iraient voir moins souvent le médecin et consommeraient moins de médicaments. Ces résultats sont confirmés depuis 1983 par une étude menée aux Etats-Unis par Aaron Katcher et Erika Friedman : “les personnes physiquement diminuées sont plus heureuses, ont une meilleure estime d’elles-mêmes et un réseau de relations nettement plus développé lorsqu’elles ont un canin complice auprès d’elles !” Il est aussi établi que ceux qui ont un animal dans leur vie “résistent mieux aux coups durs, consultent moins souvent leur médecin et mènent plus facilement à bien leurs activités quotidiennes”...
Pourquoi ? Parce que “s’occuper d’un animal, donne le sentiment d’être aimé, donne un sens et un but à l’existence”. Ainsi nombre de médecins voient d’un très bon œil la présence de nos animaux familiers à nos côtés...
Des caresses pour baisser la tension
Selon les travaux de Friedman,“six minutes de caresses à votre chien, à votre chat ou un quart d’heure face à un aquarium fait chuter la tension”. Mieux encore, en évitant que notre pression artérielle ne s’élève brutalement (en cas de stress notamment), leur seule présence suffit à diminuer la fréquence cardiaque et donc les risques d’accidents cardiovasculaires. Résultat, ceux d’entre nous qui s’entourent d’animaux après 70 ans, ont la même pression artérielle que leurs petites-filles !
L’animal généreux
Dans son ouvrage « Ces animaux qui nous font du bien » Jean-Louis Victor narre des scènes vécues, par des chiens le plus souvent, et qui relatent leurs prouesses. Quelques exemples significatifs.
Tel propriétaire d'un chien mâle, dressé à apporter chaque matin cinq croissants à son maître, et n'en apportant à partir d'une certaine date que trois, prit son chien en filature, et découvrit que systématiquement au sortir de la boulangerie, son chien allait en déposer deux devant une femelle qui allaitait ses petits.
Dans le même ordre d'idée, il advient qu'un chien, très gâté, aille partager sa nourriture avec un congénère famélique, qui n'avait pas le même environnement chaleureux.
Telle chatte, sauvée des eaux bouillonnantes d'une rivière par sa jeune maîtresse, alerte les parents de celle-ci, alors qu'imprudemment, elle tombe à l'eau à son tour, et ne sait pas nager.
Le chien dont le maître déménage sans le prendre avec lui, saura retrouver son maître malgré la distance et les moyens de locomotion utilisés.
Même la mort du maître, n'éloigne pas le chien de lui. Fidèlement, au jour et heure de l'enterrement, le chien se recueille périodiquement sur sa tombe.
Extraits de « Ces animaux qui nous font du bien » Jean-Louis Victor, Editions Delville Santé.
L’animal secouriste
Les chiens s'illustrent également dans de grands domaines sociaux et humanitaires.
Le premier centre d'éducation des chiens-guides a été créé en Allemagne en 1915. Les premiers chiens guides apparaissent en Grande Bretagne en 1931, aux Etats Unis en 1939, et finalement en France en 1941 avec Paul Corteville qui fonde en 1958 l'Association de Chiens Guides d'Aveugles . En 50 ans, 2550 chiens ont pris soin de leurs maîtres aveugles.
Les chiots rigoureusement sélectionnés, sont placés en famille d'accueil dès l'âge de deux mois, pendant un an où on développe leur éducation et leur sociabilité. Après quoi ils réintègrent leur école, pour recevoir une formation spécifique de chien-guide. Les labradors et les Retriever excellent dans ces apprentissages.
Sentinelle et ambulancier
Durant les deux guerres mondiales Angleterre, France et Allemagne, ont apprécié les qualités du valeureux Airedale Terrier, tour à tour, sentinelle, agent de liaison, chien ambulancier, excellent « serviteur » de la Croix Rouge. En Angleterre, il a longtemps aidé la police de Scotland Yard à résoudre bien des énigmes.
En Outre-Mer, une équipe de brillants Airedale en formation, participe de nos jours avec brio, à l'école qui les forge aux exercices visant au sauvetage lors des catastrophes naturelles (recherches et découvertes de corps dans les décombres,) et font le plaisir et l'honneur des unités des pompiers de la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane.
L’animal nous soigne
Le célèbre professeur Montagner, outre se voir décerner le prix Nobel pour la recherche sur le cancer, a écrit des livres démontrant les rapports bénéfiques et mutuels qui relient l'enfant et l'animal.
De plus en plus les équipes médicales encouragent les animaux à venir au secours des malades hospitalisés. Des études scientifiques ont démontré que les malades accompagnés d'un animal domestique guérissaient plus rapidement que les autres.C'est dans ce sens que le célèbre éthologue Joseph Ortéga, met sur pied en France des stages de formation de maîtres, aux visites de chiens thérapeutes.
Ce sont les « chiens –visiteurs », qui ont droit de cité dans les hôpitaux au chevet de malades jeunes ou moins jeunes, dans les maisons de retraite, car les liens enfant/animal, ou personne âgée/animal se révèlent enrichissants, dans beaucoup d'infirmités ou maladies, et dernièrement l'accompagnement des malades d' Alzheimer ou celui des enfants autistes ou psychotiques.
D'ailleurs les nouvelles maisons de retraite accueillent désormais avec leurs pensionnaires, leurs compagnons à quatre pattes. Les animaux soulagent la solitude et rompent la monotonie du quotidien, incite au dynamisme.
Et pour l'enfant en pleine possession de ses moyens, l'attachement à un animal va décupler son sens de la responsabilité, sa science du vivant, et les qualités qui feront de lui un citoyen digne de la Cité.
A son contact, l'enfant devient plus ouvert au monde, s'adapte, apprend à mieux travailler.
L'animal facilite la maturation psychoaffective et psychomotrice des adolescents. Il canalise et contient l'agressivité.
A lire : Hubert Montagner, L’enfant et l’animal,
éditions Odile Jacob
Ils l’ont dit
« Une société ne peut se dire civilisée, ni socialement évoluée, si elle ne respecte pas les animaux et si elle ne prend pas leurs souffrances en considération ».(Alfred Kastler , Physicien français, prix Nobel 1966)
« La grandeur d'un peuple et sa valeur morale peuvent être mesurés par la manière dont il traite ses animaux" (Mahatma Gandhi)
Page réalisée avec Dany Lheureux,
comportementaliste canin en formation.