Bien mieux avec mon animal - Pour mieux les aimer, apprenez à les comprendre
Le  Rappel, la méthode naturelle
 
Ne jamais laisser retomber l'enthousiasme
 
 
 
Puisqu’il y a mille et mille chiens, que nous somme mille et mille maîtres aux objectifs, aux caractères et aux passions différentes bien qu’ayant tous le but commun de se faire mieux comprendre de nos animaux, nous vous proposons une deuxième méthode plus proche de la nature de votre chiot, pour vous aider à mettre « au pas » Junior.
 
 
Le rappel est une activité-tremplin, dont découlent mille autres.
D’où l’importance de le mener à bien dès le début, c'est-à-dire lors de l’acquisition du chiot, celui-ci vient de quitter sa mère, et vous êtes à la fois, sa mère et son chef de meute. A cet âge, le chiot a l’ « instinct de suite ».
Dès que vous vous déplacez, il vous suit automatiquement. Il faut en profiter pour utiliser cet atavisme et amener le chiot au pied. Mais vu son jeune âge, je n’utilise pas encore l’ordre. Je me contente de jouer, de laisser le chiot me suivre au pas, tourner à gauche ou à droite quand je prends des virages.
Et à chaque fois qu’il vient tout près de moi, je joue, je le caresse, je le fais rouler par terre, et je dis son nom suivi de « C’est bien ». 
Le chiot, lors de ces déplacements, va-t’il trop en avant, ou traîne-t’il vers un papillon
ou un vonvon, ou une feuille sèche qui voltige ? Une seule attitude à avoir : je me désintéresse de lui, et , soit je m’en vais en sens inverse, soit je me cache.
(tout en me laissant voir sciemment, un petit peu). Aussitôt, ventre à terre, le petit être
va me chercher et me trouver. Et là, au milieu d’embrassades et caresses,  je redis son nom ne lui disant « c’est bien ».
 
Le chiot grandit. Il sait que je ne suis pas sa mère et me considère maintenant comme chef de meute. Durant les promenades, j’ai inclus « au pied » dans son vocabulaire,
que j’utilise, associé à son nom , lorsqu’il vient près de moi. Si je décide de lui apprendre
le rappel, je l’attache à une longe de 5 m au moins. Je me promène avec lui.
S’il file devant moi, sans se  soucier , aussitôt je m’accroupis  et je l’appelle : « X, au pied ». Mû par le réflexe de l’habitude et du jeu, le chiot accourt. Je le félicite seulement quand il me touche. S’il hésite à revenir, je peux frapper des mains, faire des contorsions.
Faire le pitre ou le clown, loin d’être pour moi une contrainte, devient une connivence, une communion de joie avec le chiot. Le chiot en général se prête au jeu.
S’il ne vient vraiment pas et passe outre, je pose mon pied sur la longe et le laisse se sanctionner tout seul. La sanction ne vient pas de la maîtresse.  Je repars en sens inverse, la longe à la main.
Même jeu ; je m’accroupis et je l’appelle . Le chiot revient de plus en plus rapidement. Inutile de chercher à blesser ou faire mal au chiot. Le chiot reçoit une « invitation à ». S’il ne répond pas je lui tends une perche, qui sert aussi d’avertissement.
S’il l’ignore, la sanction vient le pénaliser. S’il satisfait à l’injonction, il est récompensé (caresses, friandise).
Je ne hisse pas le chien en force, je ne lui fais pas subir de saccades. Simplement mon inertie lui indique qu’il est dans l’erreur, et je l’invite à se corriger.                                                                                                                                                Jeu, caresses, friandises auront pour résultat une réponse immédiate et surtout enthousiaste. Car le chien aime à faire plaisir. Il est primordial de  déclencher une réponse enthousiaste à un ordre donné.  Il faut d’ailleurs essayer de ne jamais faire retomber cet enthousiasme. C’est également un plaisir supplémentaire, que de travailler avec un chien plein d’élan.
Dany Lheureux, comportementaliste canin, à Saint-Esprit 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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